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Une des solutions qui permettrait d’utiliser des combustibles fossiles sans déranger le climat s’appelle la capture et séquestration du CO2 (en anglais CCS pour Carbon Capture and Sequestration), et passe par les opérations suivantes :

Cette opération n’a de sens que pour des installation fixes importantes (centrales à charbon ou à gaz, cimenteries ou aciéries). La capture demande 20% à 30% de l’énergie du site, et fait baisser la production (d’électricité, d’acier…) d’autant. C’est de loin la première barrière à l’utilisation de ce procédé.

Il faut ensuite trouver où injecter ce CO2. Les anciens gisements de pétrole et de gaz sont une première possibilité. Ce sont de bons candidats, car, avant exploitation, ils étaient aptes à retenir longtemps au même endroit du liquide et du gaz sous pression. Il faut juste vérifier que les forages d’exploitation (normalement scellés à la fin de vie du gisement) ne changent pas l’étanchéité.

Les aquifères souterrains - un mélange de roche et d’eau - sont une deuxième possibilité. Le CO2 injecté finit par se dissoudre puis se transformer lentement en carbonates avec le temps.

Les pétroliers connaissent assez bien l’injection du CO2 sous le sol :

Ce n’est donc pas un hasard si Total - un pétrolier - et le Danemark - la Mer du Nord - regardent ensemble ce qu’ils pourraient mettre comme CO2 sous la mer. Il reste à trouver des industriels acceptant d’investir pour capturer le CO2 à la source et à se faire payer pour ca.

On parle potentiellement de 10 Mt de CO2 par an, soit 500 M€/an environ au cours actuel du CO2. C’est assez d’argent pour que ca vaille le coup de reconvertir une plate-forte, mais cela évitera juste les émissions d’une centrale à charbon. On ne va pas pouvoir compter que sur ca !