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Frank Elderson, membre du comité exécutif de la Banque Centrale Européenne, utilise le blog de la BCE pour dire aux banques de la zone euro qu’elles ne tiennent pas assez compte des sujets climatiques et environnementaux dans la conduite de leurs affaires “ordinaires” : https://bit.ly/3NunD0U . Sa conclusion repose sur l’examen de 186 banques supervisées par la BCE, avec un total de bilan cumulé de 25.000 milliards d’euros.

L’auteur considère que les banques ne sont pas encore “en mesure d’identifier, d’évaluer, de contrôler et d’atténuer les risques inévitables découlant des crises climatiques et environnementales”. Plus précisément, trois points sont l’objet de faiblesses importantes :

Les bons points - car il y en a quand même - vont aux banques qui intègrent les risques physiques et de transition dans la couverture en capital de leurs engagements en fonction des “caractéristiques climat” de ces derniers.

Dans les recommandations du régulateur, il y a notamment :

L’article se termine en disant que, en 2024, toutes les banques devront être “alignées avec les les exigences du régulateur”. L’auteur ne dit pas ce que la BCE fera si cet objectif n’est pas atteint, mais la manière classique de gérer un risque considéré comme élevé dans le monde bancaire est d’exiger une couverture élevée en fonds propre pour les engagements concernés. La question est posée de savoir si c’est cela que la BCE a en tête.