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Si la sécheresse n’a pas eu d’effet négatif majeur sur la récolte de blé tendre en France ou dans l’Union européenne, qui se situe à un niveau proche de la moyenne (https://bit.ly/3ebVtdL ), il n’en va pas de même pour un certain nombre d’autres cultures :

A court terme, on peut dire que le problème n’est “que” économique. La planète produit encore assez pour nourrir tout le monde - éventuellement avec moins de viande - et, surtout, l’abondance des transports permet la répartition mondiale de ce qui pousse.

Mais à plus long terme, d’une part la pression va augmenter sur les cultures parce que la dérive climatique va s’intensifier, et d’autre part et surtout la décrue pétrolière signifiera une décrue de la mondialisation (car cette dernière c’est des cargos et des camions), et donc des transferts potentiellement importants de nourriture entre zones éloignées.

Comprendre que les deux sujets vont nous contraindre “en même temps” est un enjeu pour le pouvoir politique (et même pour tout décideur économique). C’est une excellente nouvelle que Valérie Masson Delmotte aille faire un “cours de climat” ce matin au gouvernement (https://bit.ly/3wErO2X ), mais il aurait été pertinent d’avoir au même moment un exposé sur les contraintes “amont” (d’énergie et de matériaux) pour comprendre deux choses :

Rappelons que le GIEC considère qu’à partir de 2°C de réchauffement global il y a un risque sérieux d’insécurité alimentaire généralisée. Une division par deux des productions ne ferait pas juste baisser le PIB mondial de 1% au motif que l’agriculture n’en représente que 2%. Ca va être un peu différent de ca…