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Quand il y a débat sur la “transition énergétique”, les protagonistes qui sont le plus fréquemment de la partie partent soit de la “technique” (quand il est question des performances des véhicules, logements ou usines, et sont alors souvent des ingénieurs ou techniciens), soit du comportement, pour disserter sur nos désirs ou nos organisations sociales.

Il est plus rare de prendre l’histoire comme angle d’approche. Pourtant, il est évident que mieux on connaît le passé, et moins on a de chances de se tromper en prenant des paris. Cette interview de Jean-Baptiste Fressoz, un historien des sciences et de l’environnement, propose une très intéressante analyse de notre rapport historique à l’énergie et à l’extraction de ressources.

Analyse intéressante, donc, mais pas très rassurante, puisque Fressoz explique que :

Jean-Baptiste Fressoz ne le dit pas explicitement, mais on sent qu’il le pense très fort : à cause de cette inertie qui caractérise les organisations et techniques humaines, et de notre addiction à l’accumulation, il ne croit pas à une “sortie par le haut” dans la situation actuelle. Nous allons continuer à accumuler “tant que ca passe” et c’est le fait qu’à un moment “ca ne passera plus” qui va changer la donne.

A ce moment là, nous aurons bien une transition. Mais peut-être pas celle évoquée à longueur de discours politiques et techniques.