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Le système informatique d’un des plus grands établissements hospitaliers de Grande-Bretagne n’a pas résisté à la vague de chaleur qui s’est abattue sur ce pays il y a quinze jours.

Le numérique devrait faire l’objet d’une attention spéciale dans le contexte énergético-climatique à venir :

Il se trouve que, dans les années et décennies qui viennent :

Pour la sécheresse, il nous a fallu attendre d’avoir le nez dessus pour comprendre que nous aurions du nous préparer depuis un moment déjà (ce que nous n’avons pas - ou pas assez - fait, alors que c’était parfaitement prévisible).

Pour le digital, faudra-t-il attendre des pannes majeures (par défaut de fourniture de composants de remplacement, ou par défaillance due au climat) pour réaliser là aussi qu’il aurait fallu agir avant ?

“Agir” c’est assez simple : ca sera revenir à l’analogique pour des systèmes qui ne doivent vraiment pas défaillir (par exemple je suis très réservé sur la numérisation du contrôle commande des centrales nucléaires), aller sur la sobriété numérique pour les autres usages (limitation des débits et du renouvellement des terminaux pour faire simple), et “durcir” les composants pour résister à des fortes chaleurs.

Ne pas agir signifie que nous aurons, “un jour”, de grosses paralysies subites, dont l’épisode sanitaire londonien donne une petite idée. Autant ne pas attendre !