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Sylvestre Huet vient de publier une analyse d’un récent rapport de l’Agence Internationale de l’Energie sur l’avenir du nucléaire : https://bit.ly/3zMUj0y

On y trouve quelques graphiques très intéressants.

Tout d’abord un premier, reproduit en commentaire, situe la vision de l’AIE (sur le nucléaire) dans l’ensemble des scénarios recensés par le GIEC (rappelons que ce dernier ne produit aucun scénario, mais recense ceux qui ont été publiés). On voit que l’AIE, par ailleurs très optimiste sur les modes de production diffus et non pilotables (vent et soleil), beaucoup plus demandeurs de métaux que les modes concentrés (cette “intensité en métaux” est en train de faire remonter leurs couts un peu partout), est plutôt conservatrice sur l’atome, postulant en quelque sorte qu’il sera plus difficile de s’affranchir des limites pour ce qui concerne notre volonté et nos compétences que pour ce qui concerne des ressources physiques. On verra ce qu’il en sera !

Le second est celui en illustration et donne, pour tous les pays qui ont construit des réacteurs, et sur la période 1967-2021, les temps de construction moyen (je suppose pour l’ensemble des réacteurs construits, qu’ils soient encore en service ou pas), ainsi que les durées maximales et minimales.

On y constate :

Le rapport lui-même (https://bit.ly/3oNlPVj ) donne d’autres indications intéressantes :

Incidemment on apprend aussi (page 46 du rapport ; graphique en commentaire) que dans le scénario Net Zero de l’AIE il y aurait 5000 GW de puissance électrique de stockage dans le monde en 2050. Cette dernière est d’environ 150 GW actuellement et est constitué à 99% de barrages réversibles. C’est pas gagné…