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En 2011, à une époque où le gaz russe ne faisait pas la une de l’actualité, la France a interdit la fracturation hydraulique, mettant ainsi un terme à toute exploitation potentielle du gaz dit de schiste sur notre sol. Avons nous à l’époque supprimé une marge de manoeuvre importante pour continuer à consommer du gaz ?

C’est la question que j’ai traitée dans ma chronique diffusée hier matin sur RTL : https://bit.ly/3D5jqNe

Pour produire ce type de gaz il faut :

Un dernier point est central : le droit. Aux USA, les ressources minières présentes sous le sol appartiennent au propriétaire du sol. Il suffit donc à ce dernier de toper avec un exploitant pour que les opérations démarrent.

En France, les ressources minières appartiennent à l’Etat (j’ai bien peur d’avoir inventé dans ma chronique une limite de 10 mètres qui n’existe pas ! Heureusement ca ne change pas la suite).

De ce fait, si vous ou moi avons du gaz (ou du plomb, ou de l’or, ou du lithium) sous notre terrain, nous ne pouvons pas en confier l’extraction à un opérateur avec partage des recettes : c’est l’Etat qui en est propriétaire et qui seul peut en attribuer la concession à une entreprise. Aux USA, en pareil cas le propriétaire du terrain devient monétairement riche, alors qu’en France il se fait exproprier !

Pour démarrer une exploitation à large échelle de gaz de schiste chez nous, il faudrait donc une concession minière par puits ou ensemble de puits, avec à chaque fois des recours possibles évidemment : il y en aurait pour plus d’une décennie.

En conclusion, même si la fracturation hydraulique était ré-autorisée, le “gaz de schiste” ne pourrait pas du tout compenser le déclin des importations russes en Europe. Mais le gaz fossile, dont l’usage émet du CO2, doit disparaître d’ici 2050, ce n’est pas vraiment un drame.