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Hier et aujourd’hui a lieu à Paris le salon Vivatech (https://lnkd.in/enitaAmQ ). Comme son nom l’indique facilement, il s’agit d’un endroit où “que vive la technologie”. En pleine canicule, pas que chez nous du reste (https://bit.ly/3mTL1IY ), il est intéressant de voir quelles sont les innovations mises en avant.

On trouve des taxis volants, Notre Dame en réalité virtuelle, des robots dans les champs, une application qui permet “d’interagir en 3D avec des personnes comme si elles étaient dans le même espace physique”, ou encore des NFT et autres développements qui sont autant de promesses de licornes (qui ne se définissent, rappelons le, qu’à partir du niveau de valorisation de capital, et pas du tout à partir de leur utilité sociale).

La question est posée de savoir si cela vaut le coup d’accroître les émissions pour disposer de ces innovations, dont le déploiement à large échelle demandera matériaux et énergie. Les Echos - qui consacrent un supplément à la chose - n’abordent le problème qu’au travers des déclarations de patrons de sociétés de la “tech”, qui sont autant de brevets de vertu autoproclamés pour expliquer que leur activité est bien évidemment compatible avec la sobriété énergétique (voir l’exemple de celui de Huawei en commentaire).

Carbone 4 s’est penché sur un cas particulier : les opérateurs de “Cloud”. Eux aussi multiplient les affirmations de neutralité, voire même, et ce n’est pas un poisson d’avril, d’empreinte carbone “négative”, comme l’annonce crânement Microsoft (qui se revendique donc être un “aspirateur à carbone” ! Rien que ca…).

La publication que nous avons faite à la suite ne fait que confirmer ce qui se pressent assez facilement : la réalité (des émissions) dépasse la fiction (du récit “conte de fées”) : https://lnkd.in/euN4xHHq

Mais comment peut-il en être autrement, quand les affirmations sont faites sur la seule base de l’envie que l’on en a, ou de méthodes simplistes qui ne sont pas du tout adaptées à ce qui se passe physiquement ?

Si “la tech” veut vraiment devenir sérieuse sur la question elle doit :

Et symétriquement les fonds d’investissement (private equity en anglais) devraient s’interdire de mettre le moindre dollar dans des “techs” qui ne sont pas compatibles avec la même baisse des émissions de 5% par an. Ca interdirait juste les trois quarts (voire plus) des investissements dans la “tech”, mais est-ce vraiment un problème ?