CHANGE_ME 446

Connaissez vous “l’électricité verte” ? Cette dénomination désigne en pratique un contrat d’achat d’électricité par lequel le fournisseur vous vend en même temps de l’électricité (qui physiquement vient en pratique du même réseau quel que soit le vendeur) et des certificats de garantie d’origine.

Ces derniers attestent simplement que “un producteur a injecté de l’électricité d’origine renouvelable dans le réseau européen il y a moins d’un an”. Il n’y a aucun lien physique spécifique entre l’électricité qui franchit votre compteur et l’électricité d’origine renouvelable qui a été injectée dans le réseau à n’importe quel moment de l’année écoulée.

Dans cette tribune, les auteurs proposent que :

Il s’agit donc de mieux faire coller la convention contractuelle à la réalité physique (même si ca sera encore imparfait). La deuxième disposition, en particulier, mettrait des obligations de stockage à la charge des producteurs non pilotables. En ce moment, où nait un débat sur “le passage de l’hiver”, qui dépend précisément de ces capacités pilotables, on en comprend l’intérêt.

Par exemple, hier à 19h, il y avait 4 GW de puissance effective sur 100 GW de puissance éolienne et solaire installée (premier graphique en commentaire), et en France c’était 3 GW sur 30 GW installés (deuxième graphique). La situation est identique ce matin, avec pour résultat que ce sont les moyens fossiles qui tournent à plein régime (en Europe, la disponibilité des 4 réacteurs découplés en France ne change pas grand chose).

En cas de pari sur un ensemble “ENR intermittentes + back-up pilotable décarboné”, ce risque de “défaut de capacités de pilotage décarbonées” a été bien identifié par RTE dans son volumineux rapport récent. Il en résulterait l’une des deux conséquences suivantes :

Pousser les pays favorisant les producteurs “intermittents” à prévoir et financer dès à présent (et pas plus tard) le back up n’est donc pas complètement sans fondement…