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La Russie n’a jamais été un pays très visible en ce qui concerne les discours sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, et est plutôt connue pour traîner gentiment la patte dans les débats internationaux sur le changement climatique (elle est le 4è émetteur mondial de CO2, après la Chine, les USA et l’Inde).

Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce fait :

Mais, sans mauvais jeu de mots, le vent tourne un peu. Ce pays réalise que le réchauffement climatique ce sont aussi des sécheresses et par conséquence des incendies de plus en plus vastes et violents, des récoltes de céréales qui peuvent descendre au lieu de monter, ou encore des infrastructures construites sur le permafrost qui se fragilisent.

Nous n’en sommes pas encore à la reconversion économique à marche forcée d’un pays où les hydrocarbures jouent un rôle économique central (de 20% à 40% du PIB selon les sources et le périmètre retenu, mais ca fait beaucoup dans tous les cas de figure !).

Il reste à voir si cette inflexion dans le discours, alors que par ailleurs ce pays a annoncé avoir passé son pic de production pour le pétrole (ce qui est cohérent avec l’analyse du Shift Project : https://lnkd.in/d4UTPeJR ), sera suivie d’annonces ou de propos “de suite”, ou non. Poutine n’étant pas réputé pour tenir des propos visant juste à faire plaisir à d’autres, les optimistes se diront qu’il y a peut-être le début d’une vraie perplexité dans ce pays. Ce serait une bonne nouvelle si c’est le cas !