CHANGE_ME 651

En 2020, il a fait chaud (déjà) en Sibérie. Le permafrost, qui désigne le sol normalement gelé en toutes saisons, à quelques mètres de profondeur, se met donc à dégeler. A cette occasion, il peut libérer du méthane de deux manières :

L’article qui vient d’être publié dans les Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) indique que la concentration atmosphérique en méthane a fortement augmenté au cours de l’été 2020 en Sibérie, et que l’augmentation a été particulièrement forte au-dessus des carbonates qui correspondent à la formation géologique de méthane.

Il suggère en conséquence que c’est le deuxième processus qui s’est fortement amplifié au cours de l’été 2020, et que cela pose la question de la quantité de méthane qui pourrait être relâchée dans l’atmosphère à l’avenir.

Rappelons que le méthane est, à long terme (un siècle), 30 fois plus réchauffant que le CO2 à poids égal, mais que à court terme c’est 80 fois plus. Il y a là un des processus qui peut rendre le réchauffement futur plus élevé même en cas d’arrêt complet des émissions humaines…