Fabrice Bonnifet, après avoir remarqué que le palmarès des médailles aux JO reproduisait à peu de choses près l’ordre des pays en matière d’émissions de gaz à effet de serre, revisite la devise des JO, et s’interroge sur leur pérennité dans un monde bas carbone.
Il n’a pas tort. Que faut-il pour faire de bons JO ?
- des athlètes qui s’entrainent toute l’année, dans des infrastructures prévues pour cela. Du temps de la Grèce antique, il y avait un ou deux stades dans le pays, mais rien à voir avec la profusion de piscines, gymnases, stades, courts de tennis, manèges, golfs, terrains de foot, de rugby, etc, amenés par… les combustibles fossiles
- des spectateurs qui viennent de partout. En voiture, en avion, rarement à pied !
- des postes de télé partout, or le numérique est un consommateur indirect important d’énergies fossiles,
- des chaines de télévision qui payent des droits élevés, droits eux-mêmes rentabilisés par la pub ensuite, laquelle pub est rentabilisée par des achats… de produits à profusion fabriqués grâce à l’énergie fossile.
- du temps libre pour regarder la télé. Or l’accroissement du temps libre, c’est la productivité du travail permise par les fossiles qui nous la donne !
Dans le sport aussi, la mondialisation permise par les énergies fossiles a frappé. Les JO actuels en sont une manifestation parmi d’autres.