L’usage de l’énergie engendre une modification du climat. Mais, inversement, “l’adaptation” à la dérive climatique va impacter la demande énergétique. Des chercheurs ont analysé 329 articles publiés entre 1987 et 2019 évoquant l’impact du changement climatique sur la “consommation” d’énergie : https://lnkd.in/dV-sPmn
Ils ont découvert que l’essentiel des publications porte sur l’impact des variations de température sur le couple chauffage/climatisation, sur des zones localisées (villes par exemple), mais très peu sur le reste. Or, la demande énergétique peut augmenter pour :
- la fabrication des infrastructures et villes à reconstruire (hausse du niveau de la mer, destructions diverses)
- le transport et la préservation des cultures dans des conditions moins favorables
- la fabrication “artificielle” de ressources auparavant “naturelles” (bois par exemple, remplacé par du plastique ou du ciment)
- la dessalinisation d’eau de mer…
Inversement, il peut aussi y avoir des “économies”, comme moins de déplacements pour raisons touristiques.
On voit apparaître un risque important : celui de manquer d’énergie, pour limiter les émissions ou par contrainte géologique, alors que les conditions devenant hostiles en nécessiterait plus. Et c’est un angle “assez mort” de la recherche.